Témoignage de M. Serge Lasgouzes en charge de l’Administration des Processus et des Données géographiques.

C’est en 2006 que la ville de Toulouse et la Communauté d’agglomération ont fait le choix d’acquérir leurs premières licences FME. En 2010, la création de la Communauté Urbaine a conduit à une organisation mutualisée du service Géomatique au sein de la Direction des Systèmes d’Information.

La collectivité mutualisée dénombre environ 6000 postes informatiques et plus de 8000 utilisateurs du Système d’Information. La proportion des logiciels SIG CAO DAO représente 10 % du parc informatique soit 600 postes.

A ce jour, FME est un composant logiciel clé au sein de l’organisation puisqu’il est déployé et exploité par l’équipe SIG composée de 10 personnes qui ont la charge de diffuser au niveau transversal l’ensemble des données géographiques du SI. De fait avec très peu de licences, FME démultiplie les capacités opérationnelles de l’équipe.

Quelle est la place de FME dans la production des données géographiques dont l’équipe SIG du service Géomatique à la charge ?

FME est un outil central de production et d’actualisation de la donnée. Couplé à un ordonnanceur, il est en capacité à mettre à jour quotidiennement la majorité des données provenant d’applications et de sources diverses.

Le traitement de l’information géographique se fait en 3 phases de production distinctes et dans chacune d’elle FME a un rôle prépondérant :

  • Centralisation des données : la centralisation des données se fait essentiellement via un ordonnanceur qui assure la réplication de l’intégralité des données spatiales issues d’applications déconcentrées du SI vers un serveur de fichiers centralisé.
    A ce stade, FME n’est utilisé que lorsqu’il est nécessaire d’intervenir sur le modèle de données source. Les autres tâches sont assurées par un logiciel de réplication des répertoires et des fichiers.
  • Production de données : la seconde phase consiste par le biais de FME à restructurer les données, de les enrichir par des traitements intermédiaires puis de les convertir dans les formats pivots de la collectivité ou de les charger dans les diverses bases de données métiers (PostGis, Oracle, SQL Server).
  • Implémentation et publication des données : Enfin, FME permet d’implémenter et diffuser les données, notamment sur :
    • Le serveur de fichiers transversal à l’ensemble des utilisateurs SIG CAO DAO.
    • La Géoplateforme qui est une infrastructure de données spatiales web modulaire et articulée autour d’un Catalogue de données, d’un Webcarto et d’un Extracteur. Cette application est ouverte à l’ensemble des agents de la collectivité mutualisée ainsi qu’aux communes membres de Toulouse Métropole. L’objectif d’une IDS est de fournir en permanence des données à jour. L’apport de FME a donc permis à travers cette application de maîtriser l’ensemble des flux de mises à jour des données, de renseigner automatiquement les informations quantitatives du catalogue, de les extraire à façon et ainsi renforcer l’intérêt de l’IDS.
    • Les diverses applications métiers du SI qui utilisent des composantes spatiales ou d’origine spatiales.
    • Les applications Web accessibles par le grand public : Le plan Dynamique Interactif de la Ville de Toulouse et celui de Toulouse Métropole ; le portail Open Data. Dans ce cadre, FME assure la production et la publication des données aux divers formats puis la génération des métadonnées associées.

Pour vérifier la bonne exécution de l’ensemble de ces traitements qui représentent environ plusieurs centaines de tâches quotidiennes, il y a une association des fonctionnalités de FME et de l’ordonnanceur pour non seulement effectuer du contrôle qualité sur les données mais aussi signaler les échecs de production par l’envoi de e-mails aux gestionnaires.

Pourriez-vous nous fournir des exemples de processus métiers dans lesquels FME a un rôle majeur ?

  • FME est utilisé annuellement pour le traitement des fichiers cadastraux, soit 37 communes, 1500 sections, 250 000 parcelles. Les opérations sont l’assemblage des données et la production dans les formats SIG/CAO/DAO de la collectivité.
  • FME a également une place prépondérante dans le traitement des données réseaux issues des applications de gestion. Ces données réseaux stockées dans des bases de données spatiales sont extraites et converties pour alimenter le serveur de fichiers transversal. FME assure ainsi l’interopérabilité et la transversalité des données entre ces applications et le reste du S.I.
  • Les chantiers sur l’Espace Public de notre territoire : FME procède à une extraction journalière des données relatives aux chantiers de l’espace public directement à partir de l’application gestionnaire. Puis, il permet d’implémenter et de diffuser les données de manière synthétique dans deux interfaces Web : une à visibilité interne pour les différents services impactés et une auprès du Grand Public en communiquant de manière simplifiée les chantiers du jour.

FME est reconnue par la DSI de Toulouse Métropole comme étant un composant socle de notre infrastructure technique.

Sauriez-vous évaluer le retour sur investissement de FME ?

Les bénéfices tirés de l’acquisition d’un tel logiciel peuvent se mesurer en temps de travail économisé mais aussi en amélioration de la qualité du service proposé aux utilisateurs des données. Avant le déploiement de FME, la production des données géographiques exigeait la maîtrise de plusieurs langages de développements spécifiques et reposait sur le temps de travail effectif des agents. Le passage à FME a permis de démultiplier les actions envisageables et de créer de nouvelles opportunités de traitements totalement inenvisageables auparavant.

FME est donc au cœur des procédures de traitement de données géographiques de Toulouse Métropole, il est devenu à ce titre un outil majeur et vital pour l’équipe SIG dont la mission première est d’assurer l’actualisation et la disponibilité des données au niveau transversal. Le Système d’information se caractérise par un Contenant, un Contenu et des Flux ; FME est le composant clé qui nous a permis de maîtriser les flux de données et donc d’accentuer la richesse de celui-ci.

Organisme : Communauté Urbaine Toulouse Métropole
Personne interrogée : Serge Lasgouzes, DSI / Service Géomatique SIG
www.toulouse-metropole.fr

 


 

Cette étude de cas fait partie de notre livre blanc « Échange et traitement de données géographiques : à quoi sert un ETL spatial ? »

Cet ouvrage gratuit explique la notion d’ETL spatial, décrit les différents outils disponibles et présente de nombreuses études de cas dans différents domaines d’activités : services, industrie, collectivités, sécurité…

Un document de base pour comprendre le succès de ces logiciels incontournables pour intégrer et exploiter des données géographiques dans un système d’information.